Au fil du canal Saint-Denis, d’Aubervilliers à Saint-Denis
Saint-Denis, Aubervilliers


Ce parcours pédestre vous invite à découvrir des séquences paysagères et architecturales au fil du canal Saint-Denis, axe stratégique majeur des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. Il relie les cœurs de ville d’Aubervilliers à Saint-Denis.
Remarque : Pour écouter les audios ne pas être en mode silencieux sur votre smartphone.
Parcours conçu par le CAUE 93 en partenariat avec :


Aperçu du parcours
Place de la Mairie et de l’église d’Aubervilliers
Notre-Dame-des-vertus © Martin Argyroglo
Notre-Dame des Vertus, l’église d’Aubervilliers, doit son nom à l’ancienne Plaine des Vertus. Miracles et pèlerinages sont à l’origine de la notoriété de cette église dont la construction débute au 15e siècle.
Aubervilliers et hameau de Crèvecoeur, Plan général (ap. 1800) © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes et plans, 2Fi029
La Plaine des vertus s’étendait sur Aubervilliers et sur La Courneuve jusqu’aux limites de Bobigny et de Drancy. On y produisait en masse pour le carreau des Halles des gros légumes, des choux, des oignons, des poireaux, des navets, pour la soupe, pour l’alimentation de base du peuple parisien.
Aubervilliers, grands champs ou famille Mazier © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales
Il reste quelques témoignages architecturaux de l’ancienne prospérité des Vertus, les maisons légumières très caractéristiques avec leur porte cochère et leur cour où l’on ficelait les bottes et préparait les charrettes. Les attelages partaient tôt dans la nuit pour arriver à temps à l’ouverture des marchés parisiens.
Aubervilliers, projet de partage de la commune, 1873
© archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes et plans, 2Fi020
Cette bourgade encore exclusivement vouée à l’agriculture en 1840, deviendra en 50 ans une des villes les plus industrialisées de la région parisienne. Le Canal Saint-Denis, mis en eau en 1821, crée une fracture qui ne se refermera pas. Il entraînera l’isolement des terres agricoles à l’Ouest et favorisera l’arrivée des industries.
Aubervilliers, la Mairie © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0091
Aubervilliers, place de la Mairie et de l’Avenue de la République © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0109
Inauguré en 1849, l’Hôtel de Ville, œuvre de l’architecte Lequeux, remplace la première maison communale qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel passage Saint-Christophe. Suite aux travaux d’agrandissement en 1926, une nouvelle façade sur l’avenue de la République donnera à l’ensemble l’aspect triangulaire qu’il a depuis conservé.
Nouvelle mairie d’Aubervilliers, esquisse © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0095
Aubervilliers, Place de la Mairie, L’Eglise, Terminus de tramways © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0088
La présence forte de ses deux monuments participe à son charme. La place de la mairie a été réaménagée depuis 1994 en espace piéton dans le cadre de la requalification urbaine du centre-ville. Aux environ de 1900, cet espace de convergence et de passage était relié à la place de l’opéra à Paris par une ligne de tramway.
Station Mairie d’Aubervilliers © CAUE 93
Il bénéficie depuis 2022 de la desserte du métropolitain avec le prolongement de la ligne 12. Dans un futur proche, cette ligne sera raccordée au réseau du Grand Paris Express.
Place de la Mairie et de l’église d’Aubervilliers
Notre-Dame-des-vertus © Martin Argyroglo
Notre-Dame des Vertus, l’église d’Aubervilliers, doit son nom à l’ancienne Plaine des Vertus. Miracles et pèlerinages sont à l’origine de la notoriété de cette église dont la construction débute au 15e siècle.
Aubervilliers et hameau de Crèvecoeur, Plan général (ap. 1800) © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes et plans, 2Fi029
La Plaine des vertus s’étendait sur Aubervilliers et sur La Courneuve jusqu’aux limites de Bobigny et de Drancy. On y produisait en masse pour le carreau des Halles des gros légumes, des choux, des oignons, des poireaux, des navets, pour la soupe, pour l’alimentation de base du peuple parisien.
Aubervilliers, grands champs ou famille Mazier © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales
Il reste quelques témoignages architecturaux de l’ancienne prospérité des Vertus, les maisons légumières très caractéristiques avec leur porte cochère et leur cour où l’on ficelait les bottes et préparait les charrettes. Les attelages partaient tôt dans la nuit pour arriver à temps à l’ouverture des marchés parisiens.
Aubervilliers, projet de partage de la commune, 1873
© archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes et plans, 2Fi020
Cette bourgade encore exclusivement vouée à l’agriculture en 1840, deviendra en 50 ans une des villes les plus industrialisées de la région parisienne. Le Canal Saint-Denis, mis en eau en 1821, crée une fracture qui ne se refermera pas. Il entraînera l’isolement des terres agricoles à l’Ouest et favorisera l’arrivée des industries.
Aubervilliers, la Mairie © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0091
Aubervilliers, place de la Mairie et de l’Avenue de la République © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0109
Inauguré en 1849, l’Hôtel de Ville, œuvre de l’architecte Lequeux, remplace la première maison communale qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel passage Saint-Christophe. Suite aux travaux d’agrandissement en 1926, une nouvelle façade sur l’avenue de la République donnera à l’ensemble l’aspect triangulaire qu’il a depuis conservé.
Nouvelle mairie d’Aubervilliers, esquisse © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0095
Aubervilliers, Place de la Mairie, L’Eglise, Terminus de tramways © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0088
La présence forte de ses deux monuments participe à son charme. La place de la mairie a été réaménagée depuis 1994 en espace piéton dans le cadre de la requalification urbaine du centre-ville. Aux environ de 1900, cet espace de convergence et de passage était relié à la place de l’opéra à Paris par une ligne de tramway.
Station Mairie d’Aubervilliers © CAUE 93
Il bénéficie depuis 2022 de la desserte du métropolitain avec le prolongement de la ligne 12. Dans un futur proche, cette ligne sera raccordée au réseau du Grand Paris Express.
Autour du square Stalingrad
Conservatoire à Rayonnement Régional 93 © Martin Argyroglo
Un des grands projets urbains, en 1900, décidé par la commune d’Aubervilliers, est celui du square Stalingrad doté d’un panel d’édifices publics remarquables aux destinations variées (salle des fêtes, tribunal, bibliothèque, commissariat, …).
Square et salle des fêtes en 1900 © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0170
Edifiée en 1901, à l’issue d’un concours, cette ancienne salle des fêtes accueille aujourd’hui le théâtre La commune – Centre Dramatique National, un cinéma et une médiathèque. Cet édifice public était à l’origine d’une grande cohérence sur le plan architectural.
Elle a été conçue comme les autres équipements publics par les mêmes architectes Joahnny Bernard et Emile Robert. Tous bâtis en pierre et dans le même style architectural, abritaient des fonctions très différentes (commissariat, justice de paix, PMI, caserne de pompier, salle des fêtes). En 1924, la démolition du dépôt de tramway a permis l’extension du parc public jusqu’à l’avenue de la république.
L’Intérieur de la salle des fêtes en 1900 © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0174
En 1965, la ville inaugure son théâtre ; le palais classique de la salle des fêtes est transformé en salle de spectacle, dans la continuité du lancement du premier festival populaire d’art dramatique en région parisienne. En 1971, le théâtre d'Aubervilliers, promu au rang de centre dramatique national est à nouveau en chantier. L’extension apposée par les architectes Valentin Fabre et Jean Perrottet constitue une rupture avec la construction d’une salle modulable « la Coquille, » et d’une salle de cinéma « le Studio ». Aujourd’hui, le bâtiment accueille aussi la médiathèque Saint-John Perse.
Cette polarité urbaine s’enrichit à partir de 1960 avec l’implantation au sein de la salle des fêtes du Théâtre de la Commune, promu au rang de centre dramatique national. Dans son prolongement, la nouvelle rue Edouard Poisson accueillera elle aussi d’autres équipements : le centre nautique Marlène Pératou, le gymnase Guy Môquet et son boulodrome. Son rayonnement s’est considérablement élargi depuis 2016, avec l’implantation d’un double équipement culturel, le CRR93 et l’embarcadère.

Centre nautique municipal – bassin sportif © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales, 4Fi0002
Ouvert en 1969, conçu à partir d’éléments métalliques et de tôles d’acier, par les architectes Jacques Kalisz et Jean Perrotet de l’Atelier d’architecture et d’urbanisme le complexe nautique est considéré comme un édifice emblématique de l’architecture de métal du XXè siècle. Les architectes de la rénovation de 2010 de l’agence Béguin & Macchini ont œuvré notamment pour améliorer les performances thermiques du bâti, la pérennité de la structure, la maintenance de l’équipement et son usage pour les personnes à mobilité réduite.
CRR © agence d’architecture Chochon&Pierre + Joulin
CRR © agence d’architecture Chochon&Pierre + Joulin
CRR © agence d’architecture Chochon&Pierre + Joulin
CRR © agence d’architecture Chochon&Pierre + Joulin
CRR © agence d’architecture Chochon&Pierre + Joulin
Le CRR 93 réalisé par les architectes François Chochon et Laurent Pierre en 2016 est un ensemble monumental qui comporte un espace culturel de représentation et un conservatoire de musique et de danse à rayonnement régional. Un auditorium et une salle de spectacle occupent le socle en béton brut largement vitré sur la ville. Les locaux d’enseignements sont positionnés dans les deux tours asymétriques de 18 m de haut reliées par des passerelles vitrées, qui font écho à la verticalité des immeubles d’habitation voisins.
Parvis © 11h45
Le nouveau gymnase Guy Moquet, démoli et reconstruit par l’atelier d’architecture Aconcept est un édifice de nouvelle génération. La conception et le chantier de ce monolithe de pierre ont contribué à la démonstration d’une construction durable. 90 % du béton démoli ont été récupérés, recyclés et réutilisés, et 98 % des déchets issus de la démolition de type bois, métal et béton ont été revalorisés, le tout contribuant à la démonstration d’une construction durable.
Façade Est © 11h45
Cette réhabilitation structure l’espace urbain. Le parvis d’accès, couvert et en retrait de la rue, s’aligne avec les autres équipements. Ouvert à son environnement sur ses quatre façades, l’ouvrage tire parti des caractéristiques particulières du parc Stalingrad. À l’est, l’aménagement paysager dégage des vues entre l’intérieur du gymnase et les terrains de pétanque, la porosité visuelle au sud offre aux piétons le spectacle de l’activité sportive, la façade nord devenant un « fond de scène » le long de la venelle piétonne.
Salle multisports © 11h45
Ayant offert un site d’entraînement pendant les Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024, il laisse en héritage une salle multisport destinée non seulement aux sportifs de haut niveau mais également aux scolaires, aux associations (réunions pour les habitants du quartier) et aux clubs-résidents, pour un rayonnement national et local.
Tierce forêt © CAUE 93
Le parcours se poursuit en direction de la future station Aimé Césaire. A cette occasion, vous croiserez le projet lisière d’une Tierce Forêt. Le projet de l’agence Fieldwork.archi est né de l’idée de transformer le parking d’un foyer de jeunes travailleurs en un nouveau type d’espace public : à la croisée d’un parc et d’une place, cet espace a pour visée d’apporter de la fraîcheur dans une des villes plus carencées en espaces vert.
Canal Saint-Denis
Silos de l’usine Cemex, O’Chau pochoirs de Guaté Mao © Martin Argyroglo
Ce secteur d’entrepôts, d’activités tertiaires, industrielles et commerciales est desservi par la toute récente mise en service de la station Aimé Césaire du métro (ligne 12). La traversée du square Aimé Césaire débouche sur la rive droite du canal Saint-Denis, axe piétonnier et cycliste aménagé le long du quai fait face à une rive gauche, plus industrielle.
Réseau fluvial simple © Ville de Paris – Service des canaux
Le canal Saint-Denis relie le canal de l'Ourcq dans le 19ème arrondissement de Paris au bras de Seine situé sur la commune de Saint-Denis. Les bateaux l'utilisent pour raccourcir leur trajet et éviter les boucles de la Seine. Il appartient au réseau des canaux de la Ville de Paris, long de 130 km. Son eau provient de la rivière de l'Ourcq et de ses affluents ainsi que de pompages dans la Marne. L’écluse d’Aubervilliers est la troisième parmi les sept reconstruites à la fin du XIXe siècle pour favoriser la navigation sur ce canal.
D’Aubervilliers je vous envoie le bonjour © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales
A la découverte de la Street Art Avenue © argyroglo-2021
Une trentaine d’oeuvres réalisées dans le cadre de la Street Art Avenue® jalonnent le paysage post-industriel du canal Saint-Denis sur 5km. Parmi elles, au lancement de cette manifestation en 2016, l’habillement monumental des trois silos du cimentier Cemex a été réalisé par le pochoiriste dionysien Guaté Mao à partir d’une nacelle. Cette dynamique artistique est soutenue par et accompagne une politique de revalorisation du canal Saint-Denis qui a débuté dans les années 2000 avec l’aménagement des berges.
🎧 En écoute
Ecoutez dans l’ambiance tranquille du square l’histoire de la construction de ce canal racontée par Didier Château. Conception sonore : Fanny Rahmouni et Noémi Quesnay
Port d’Aubervilliers
Port d’Aubervilliers © Martin Argyroglo
La rive gauche du canal Saint-Denis est affectée à des activités de longue durée (centrales à béton, plateformes d’agrégats et de recyclage de matériaux). A l’inverse la rive droite est dédiée à la promenade et aux mobilités douces. Consolider son attractivité économique et assurer la cohabitation des différents usages sur ses deux rives est un des enjeux d’avenir du port d’Aubervilliers.
Le Port et l’Usine de Produits Chimiques de St Gobain – J.L.C. © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales
Aubervilliers, L’Usine Saint-Gobain © archives.aubervilliers.fr, fonds iconographiques, cartes postales
Rive gauche, une installation organisée en 17 travées identiques est visible depuis la passerelle ; située depuis 1866 le long de la parcelle du site de Saint-Gobain. Ces bâtiments réhabilités sont les derniers témoins de la production d’engrais sur la commune d’Aubervilliers. Chargement et déchargement se faisaient par le canal et par rails vers cette zone de stockage des superphosphates.

Centre de recherche Saint-Gobain © CAUE 93
Transformé en 2000 en centre de recherche pour la filière Saint-Gobain Recherche, le site a été entièrement réhabilité par l’extérieur par les architectes Odile Decq et Benoit Cornette. Sur rue, pour protéger le linéaire des briques, un bardage en acier préoxydé a été fixé à la charpente en bois. Sur cour, tous les pignons ont été évidés et vitrifiés à l’aide de panneaux de vitrages de la gamme Saint-Gobain.


© CAUE 93
Rive droite, le prolongement de la promenade piétonne et cycliste conçue par les paysagistes Gautier-Conquet s’est substituée délicatement à la section brute et hétéroclite investie par des œuvres de la Street art avenue. Favoriser et développer les mobilités actives le long des berges ont contribué à relier Paris et la Seine-Saint-Denis via ces aménagements d’espaces publics.
© gautier+conquet puma
Cette organisation de l’espace permet un usage partagé du canal Saint-Denis et de ses berges, dans le respect du fret fluvial actuel et futur. Le projet paysager livré par l’agence Gautier Conquet présente des typologies variées et valorise les lieux de rencontre et de convivialité fédérateurs de lien social entre les activités présentes et à venir. Les revêtements des sols, l’accessibilité, les plantations, le mobilier et l’éclairage ont contribué à faire de cette ancienne friche un espace vivant, largement ouvert à la diversité des pratiques, un lieu d’articulation avec la ville.
Parc Eli Lotar et passerelle de la fraternité
Passerelle de la fraternité et parc Eli Lotar © Martin Argyroglo
Le parc Eli Lotar préfigure les ressources du canal mises en valeur par le projet « parc canal » dont la conception est celle d’un parc public d’un type nouveau, « en chapelet », constitué d’un réseau d’espaces verts reliant le canal Saint-Denis aux centres urbains existants. Cette prairie d’un hectare d’espaces de jeux et de détente comprend un terrain de football et de basket, une grande pelouse, et une aire de jeux pour petits. Sa conception par les paysagistes de l’Agence TER est en lien avec les récents aménagements de la rive droite du canal.
Passerelle de la fraternité et parc Eli Lotar © Martin Argyroglo
Un fossé qui entoure toute la surface du parc garni de bulbes cailloux réceptionne le ruissellement des eaux pluviales des deux ZAC voisine. Dans son prolongement, la « passerelle de la fraternité » en arc d’acier et bois enjambe le canal et relie les quartiers excentrés, du Landy et du Marcreux ; elle est positionnée dans l’axe de traversée de ce parc en direction de la station du RER B et du centre-ville d’Aubervilliers.
Aubervilliers, canal Saint-Denis : pont de chemin de fer sur le canal © Département de la Seine-Saint-Denis
La superficie de ce parc faisait partie d’un site industriel desservi par des voies de chemin de fer raccordés à la ligne des Chemin de fer du Nord. Une borne historique implantée à l’entrée du parc est consacrée au passé agricole du quartier du Marcreux avant le drainage des sols, se transformait en saison pluvieuse en marécage.
Infrastructure b, Roid MSK, 2019 © Martin Argyroglo
Poursuivez à pied ou à vélo votre parcours en découvrant Infrastructure b la fresque murale réalisée sous le tablier du pont du RER par Roid MSK en 2019 et qui vient embellir et illuminer de couleurs un tronçon du canal Saint-Denis un peu austère traversé par les voies autoroutières et ferrées.
Street art, viaduc, digue et passerelle
Passerelle du Franc-Moisin © Martin Argyroglo-2021
Barges fluviales, piétons et cyclistes se croisent à proximité de l’écluse des Vertus. L’étroit couloir de traversée de la plateforme d’évacuation des déblais du tunnelier du grand métro débouche sur un large linéaire de promenade, où il est désormais possible de passer facilement d’une rive à l’autre en vélo grâce à la passerelle Lucie Bréard.
Quai Jean-Marie Tjibaou © Martin Argyroglo
Sous l’ouvrage de l’A86, une plateforme d’évacuation des déblais pour le puits de lancement du tunnelier de la ligne 16 du grand métro, pilotée par Eiffage pour le compte de la société du Grand paris, vise à évacuer 45 000 tonnes de terres. Le saviez-vous ? : une barge fluviale permet d’évacuer 2500 tonnes de terre soit l’équivalent de 100 camions.
Félins de Marko paint © Marko paint
En rive droite, le canal en digue surplombe un quartier résidentiel. En rive opposée, depuis les murs de clôture, des félins aux yeux bleus lumineux observent la ville œuvre de l’artiste dyonisien Markopaint. Promu par la Street Art Avenue en 2016, aujourd’hui cet artiste« enfant du bitume et fils du hiphop » réalise des commandes institutionnelles et privées aux quatre coins du monde. Ecoutez son interview et la dédicace du slameur dionysien Grand Corps Malade qui lui est destinée.
Vue sur la passerelle du Franc-Moisin © CAUE 93
Situés à une distance d’environ 400 m, dans le prolongement du cours du Ru de Montfort, une passerelle et un pont roulant avaient été aménagés pour désenclaver le quartier du Franc-Moisin et faciliter l’accès au quartier du Stade de France. Ces deux équipements, devenus obsolètes, sont remplacés dans le cadre des JO 2024 par une nouvelle passerelle flambant rouge : la passerelle Lucie Bréard.
Vue sur la passerelle Lucie Bréard © FFM / Michel Denancé
Cette dernière assure une continuité de mobilité douce, permettant notamment l’usage du vélo et l’accès aux personnes à mobilité réduite (PMR). Elle intègre le réemploi du tablier du pont tournant devenu inopérant, représentant ainsi la réutilisation de 420 tonnes d’acier. Cette passerelle s’inscrit dans une démarche de remaillage urbain du quartier Franc-Moisin, en cohérence avec le projet de piste cyclable bidirectionnelle et la future ligne 8 du tramway. Elle s’intègre harmonieusement dans son environnement grâce à l’aménagement d’un parcours sportif et d’un jardin paysager.
Aire de jeux au pied de la passerelle Lucie Bréard © FFM / Sylvain Ducret : August
En chiffre, la passerelle Lucie Bréard atteint 5,25 mètres de haut au-dessus du canal Saint-Denis, avec une longueur de 50 mètres pour une largeur de 13 mètres. Sa rampe d’accès de 140 mètres de long assure l’accès aux PMR ainsi qu’aux cyclistes. Elle est le fruit de la collaboration entre l’Etablissement Public territorial Plaine Commune (créé par la Métropole du Grand Paris), une agence de paysagiste (agence august), une agence architecture (explorations architecture) et un bureau d’études (SBP Schlaich bergermann partner).
🎧 En écoute
Ecoutez Marko 93, graffeur et figure incontournable de la scène graffiti. Conception sonore : Fanny Rahmouni et Noémi Quesnay
Quartier du Stade de France
Stade de France © Martin Argyroglo
Conçu pour accueillir différents événements sportifs (football, rugby, athlétisme, courses automobiles), le Stade France peut également abriter des concerts, des grands spectacles et des animations. Cet équipement gigantesque est l’œuvre de 4 architectes Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Regembal et Claude Constantini. Ses concepteurs se sont inspirés du terminal WorldPort de l’aéroport JFK de New York.
Stade de France © Libre de droit
L’implantation du stade de France, en 1998, a donné une impulsion déterminante à la mise en œuvre du projet urbain de la Plaine Saint-Denis. Les investissements financiers pour son environnement et son accès ont contribué à l’aménagement de la plaine : couverture de l’autoroute A1 et jardins de l’avenue Wilson, construction de deux gares de RER et de mails piétons, réalisation du quartier du Cornillon Nord entre le stade et le canal.
Stade de France © Libre de droit
Sa toiture est une structure flottante de 46 mètres de hauteur, une sorte d'anneau de Saturne dont la surface (6 hectares) et la masse (13 000 tonnes soit deux tours Eiffel) constituent une prouesse technique. Reposant sur 18 haubans fixés à 18 aiguilles en forme de javelot hautes de 60m, elle protège les spectateurs sans couvrir l’aire de jeu.
Stade de France © Libre de droit
Tous les équipements d'éclairage et de sonorisation (550 projecteurs et 36 blocs de 5 enceintes acoustiques) sont logés à l'intérieur pour ne pas gêner la visibilité.
Le soubassement du stade abrite un bassin de rétention d'eau de 165 000 mètres cubes, la plus forte capacité d'Europe. Sa capacité évolue entre 75 000 (athlétisme) et 80 698 places (football, rugby) jusqu’à 96 000 spectateurs (concerts) grâce à des tribunes basses rétractables.
Usine de Landy produisant 1 000 000 mètres cubes de gaz par jour © Archives Saint-Denis
1947 – Saint-Denis – Usine à gaz du Cornillon © Archives Saint-Denis
La compagnie Parisienne d’Éclairage et de chauffage par le gaz (future entreprise nationale Gaz de France) occupait à partir de 1890 les terrains du Cornillon Nord à l’emplacement de l’actuel Stade de France. Leur positionnement exceptionnel près du canal Saint-Denis va faciliter l’approvisionnement en eau et en matière premières. Le site offre une desserte idéale entre rail, canal et route. Les voies ferrées permettent d’acheminer la houille au plus près des ateliers de distillation.
Architecture VenhoevenCS & Ateliers 2/3/4/ © Salem Mostefaoui
Avec une vue soigneusement cadrée sur le Stade de France, se trouve le Centre Aquatique Olympique, le seul équipement pérenne construit à l’occasion des JO de Paris 2024. Cet équipement s’inscrit dans un projet urbain (ZAC Saulnier), avec la réalisation d’un nouveau franchissement et d’un espace public végétalisé. Cette nouvelle connexion piétonne traverse l’autoroute et relie les espaces publics autour du Stade de France au Centre Aquatique Olympique, ainsi qu’au nouveau cœur du futur écoquartier de La Plaine Saulnier.
Architecture VenhoevenCS & Ateliers 2/3/4/ © Salem Mostefaoui
Le design du Centre Aquatique Olympique se distingue par un toit en structure bois impressionnant et suspendu, d’une portée de 90 m, unique au monde. Ce toit qui sert de support à des panneaux photovoltaïques, constitue la plus grande ferme urbaine d’énergie solaire en France à ce jour. Cette matérialité confère à cet immense espace une dimension chaleureuse, tandis que sa forme incurvée évoque le mouvement de l’eau, des vagues.
Architecture VenhoevenCS & Ateliers 2/3/4/ © Salem Mostefaoui
Il comprend un bassin de 50 m, un bassin de plongeon, un espace d’escalade en bloc, du football en salle, ainsi qu’un espace de restauration et de détente. Sa capacité d’accueil est de 2 500 spectateurs en tribune fixe et peut être doublée jusqu’à 5 000 places en tribunes démontables. Les sièges sont composés à 100 % de plastique recyclé, récupéré localement. Les bassins sont modulables, et certains murs sont mobiles, ce qui permet plusieurs configurations selon les besoins.
Architecture VenhoevenCS & Ateliers 2/3/4/ © Salem Mostefaoui
La passerelle est pensée comme une rue suspendue, atteignant une portée de 70 mètres pour une longueur totale de 100 mètres. Avec une largeur de 18 mètres, elle est conçue pour fluidifier la circulation lors des Jeux Olympiques, tout en offrant la possibilité d’accueillir d’éventuels événements et spectacles. Elle dispose d’une superficie d’environ 2000 m² pour 1300 tonnes d’acier. En plus de relier le CAO au Stade de France, elle constitue un axe est-ouest structurant pour le futur quartier de développement de la ZAC Saulnier, s’inscrivant en continuité du boulevard Anatole France. Elle vise à résorber la coupure urbaine causée par la tranchée de l’autoroute A1.
Le Gai Logis, années 30 © Archives municipales Saint-Denis
Niché entre l’autoroute A1, le Stade de France et le Canal Saint-Denis, au 380 de l’Avenue Wilson, se trouve la résidence du Gai Logis. Construit dans les années 30, cet HBM (Habitation à Bon Marché) de 210 logements est l’œuvre des architectes Achille Champy, Gaston Mathé et Juliette Tréant-Mathé. Cette dernière, l’une des premières femmes architectes de France, a notamment conçu les plans du rez-de-chaussée.
Le Gai Logis, années 1980 © Archives municipales Saint-Denis
À l’origine situé à proximité immédiate des gazomètres, l’immeuble était destiné à loger les ouvriers. Implanté dans un territoire en constante évolution, il a vu l’autoroute A1 être construite à proximité dans les années 1960.
Le Gai Logis, années 2000 © Archives municipales Saint-Denis
En 1988, un ravalement de façade a masqué ses briques apparentes pour lui donner les couleurs qu’on lui connaît aujourd’hui. Enfin, à la fin des années 1990, les anciennes usines à gaz ont laissé place au Stade de France.
Depuis le Stade de France, revenez sur la rive gauche en empruntant la passerelle qui enjambe l’écluse et poursuivez votre parcours en longeant le bassin de la Maltournée, en direction de Saint-Denis.
Passerelle et square Pierre-de-Geyter
Stade de France © Martin Argyroglo
La vue depuis la passerelle implantée dans le prolongement du square est un télescopage d’époques. Au loin, la silhouette monumentale du Stade de France s’accorde en hauteur avec la cheminée protégée de l’ancienne Pharmacie centrale. Plus proche, sur la rue Ambroise Croizat, la récente Orfèvrerie (nouveau lieu d’artisanat d’art et de résidences d’artistes) occupe l’ancien site de production de la société Christofle. Sur le quai opposé, à proximité de la passerelle, le revêtement contemporain en bois des murs de l’école maternelle voisine, livrée en 1995 s’articule harmonieusement avec la structure en bois recouverte de claires-voies d’un des séchoirs à linge du bateau-lavoir Jean & cie, édifié en 1889.
1905 © : 2 Fi 14/1852 © Archives de Saint-Denis
Ces deux bâtiments implantés sur le quai du canal, face au square Pierre de Geyter, sont d’anciens séchoirs à linge rattachés à un bateau-lavoir amarré sur la voie d’eau en 1889. Aujourd’hui disparu, l’établissement Jean & Cie comptait parmi les plus importants lavoirs publics du secteur, activité fortement implantée en centre-urbain comme sur l’ensemble du réseau des canaux parisiens.

© Laurent Desmoulins
Depuis la passerelle, la cheminée de l’ancienne pharmacie centrale est visible dont la hauteur constitue un point de repère dans la ville de Saint-Denis. Il ne subsiste de ce site de fabrication de produits chimiques que le bâtiment de la direction, le pavillon du gardien, un atelier et la cheminée. Tous sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques, dessinés et construits par l'architecte Jules Saulnier, pour le compte de l’industriel Justin Menier, entre 1862 et 1867, architecte ayant réalisé l'usine de chocolat à Noisiel pour le compte du même commanditaire vers 1860.
Ateliers de l’Orfèvrerie Christofle © CAUE 93
Plan d’ensemble de l’usine Christofle (1881) © Département de la Seine-Saint-Denis
Saint-Denis, usine Christofle, pignon sud sur voie interne © CAUE 93
Gravure de la manufacture d’orfèvrerie Christofle (s.d.). © Département de la Seine-Saint-Denis
Saint-Denis, usine Christofle, sortie des ouvriers © Musée Christofle
Au sein de L’Orfèvrerie se perpétue la relation entre création et technique : artistes, artisans et sociétés de production audiovisuelle continuent de faire vivre cet héritage architectura, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 2007. Ce lieu logeait initialement le site français de Christofle qui a regroupé, à partir de 1930, toutes ses activités d'orfèvrerie et des arts de la table français. 1500 ouvriers orfèvres et métallurgistes y développaient des savoir-faire uniques : fondeurs, ciseleurs, polisseurs, repousseurs.
© CAUE 93
A 600 m du Grand Stade, 20.000 m² de bureaux et activités amorcent par une frontalité sereine la ré-urbanisation du canal. Réalisés par l’agence Thomas Richez et associés pour le compte du promoteur Piérus, ces bureaux répondent aux derniers standards du marché ; Leurs tonalités rouge profond et champagne dialoguent avec les ateliers voisins de l’orfèvre Christofle.
Façade principale de la grande halle après reconversion © Département de la Seine-Saint-Denis
Reconvertie en 2007 pour accueillir des locaux d’activités, de stockage et d’archivage, cette ancienne halle, d’une longueur de 180m et d’une hauteur de 14m constitue le témoignage le plus ancien de l’industrie métallurgique dionysienne. Ayant conservé sa physionomie initiale, cette architecture se singularise par sa monumentalité. Côté canal, sa façade se signale, au-delà de son linéaire de 57 m, par le dessin et le rythme de ses ouvertures composées d’arcs et de briques.
Ancienne halle des laminoirs dans son contexte actuel. Le bâtiment était raccordé à la voie fluviale et à la voie ferrée © Département de la Seine-Saint-Denis
La halle des laminoirs vers 1910 © D.R.
Vue du site vers 1900 © Archives municipales de Saint-Denis
Le canal Saint-Denis - [1900-1940] © Archives municipales de Saint-Denis
🎧 En écoute
Ecoutez les propos d’Antoine Furio, chargé de mission patrimoine industriel au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis dont voici un rapide résumé :
La partie ouest de la ville de Saint-Denis s’est développée en lien avec les activités portuaires et sites industriels implantés dans la Plaine. Dès 1821, le canal Saint-Denis relie le port de Saint-Denis au bassin de la Villette. Au milieu du siècle arrive le chemin de fer. De grandes usines chimiques et métallurgiques s’implantent, attirant une importante main-d’œuvre. Les secteurs de la Plaine et de Pleyel constituent alors l’une des plus importantes zones industrielles d’Europe.
Le canal Saint-Denis 2021 © CAUE 93
Le canal est structuré aujourd’hui avec une rive gauche industrieuse, connectée à une RD 24 peu urbaine ; et une rive droite plus urbaine, aménagée en promenade et porteuse des grands parcours piétons et cyclables sur le territoire. À l’avenir, le canal partie intégrante du Schéma Directeur de Cohérence écologique, doit s'inscrire dans le grand paysage et la mixité des usages devra devenir une priorité sur les deux rives.
Logements « le bon coin » © MicheleConstantini / Atelier d’architecture RAMDAM
Aux franges nord du square Pierre de Geyter qui se lotit entre 1890 et 1900, une bande de terre étroite formée par le percement de la rue Denfert Rochereau s’urbanise vers 1905. A sa proue se dresse un petit immeuble de logements, probablement occupé au rez-de-chaussée par un café « Au bon coin ». Immortalisé par le photographe Robert Doisneau dans sa série consacrée à la banlieue de Paris, cet ensemble a préservé son identité paysagère composite, réhabilitée en 2014 par l’agence d’architecture Ramdam.
Ecole des Gueldres © Hervé Abbadie/ Agence d’architecture Hesters-Oyon
Ecole des Gueldres © Hervé Abbadie/ Agence d’architecture Hesters-Oyon
Ecole des Gueldres © Hervé Abbadie/ Agence d’architecture Hesters-Oyon
Nichée dans le beau square De Geyter à Saint-Denis, dessinée et réalisée par l’agence d’architecture Hesters Oyon, livrée en 1995 l’école Les Gueldres accueille un centre de loisirs et des salles de quartier. Elle est revêtue de bois et coiffée d’une double voûte couleur cuivre oxydé, semble prolonger les frondaisons des marronniers. Sa rue intérieure double hauteur prolonge une allée du parc.
Passerelle et parc Pierre De Gyeter © Libre de droit
Saint-Denis - Square Thiers. Carte postale noir et blanc. Photographie PM. - [1900-1940] © Archives de Saint-Denis
Le square Thiers. Carte postale noir et blanc. Photographie JF. - 1913 © Archives municipales de Saint-Denis
Ce square porte le nom de Pierre Degeyter (1848-1932), ouvrier et musicien belge, compositeur de la musique de L'Internationale. Le square et la place se sont d'abord appelés « square Thiers » en 1877. Orné d’une statue de Vercingétorix, il a été renommé « square des Gaules » en 1891 pour prendre en 1933 le nom de « square Pierre-de-Geyter ». On y trouvait aussi un kiosque à musique. Il est aujourd'hui équipé d'aires de jeux pour enfants et d'un terrain de boules.
Musée Paul Eluard et place de la Résistance
Musée Paul Eluard © Martin Argyroglo
Le Musée d'art et d'histoire de la Ville de Saint-Denis, fondé en 1901, est installé depuis 1981 dans l'ancien carmel du XVIIe siècle, dont les jardins s'étendaient jusqu'à la porte de Paris. L’originalité des travaux de rénovation et d’aménagement muséographique réside dans un équilibre harmonieux entre la présentation des collections et un scrupuleux respect de l’architecture originelle du bâtiment. Restituée au musée après restauration, la chapelle qui accueille désormais des manifestations culturelles. a servi de tribunal d’instance, ce qui explique la présence de l’inscription Justice de Paix sur le fronton.
Chapelle du couvent des Carmélites (aujourd'hui Justice de Paix). Carte postale noir et blanc. Photographie la Baudinière. Collection du Musée n° 50. - [1900-1940]
Saint-Denis - Place aux Gueldres. Carte postale colorée. Lévy et fils, éditeur. - [1900-1940] © Archives municipales de Saint-Denis
Cette place triangulaire met en valeur l’arrivée vers le cœur de ville et sur le musée. Récemment réaménagé en plateau mixte pour la piétonisation du centre-ville, il accueille également en creux un monument aux morts en hommage aux résistants français pendant la deuxième guerre mondiale. Autrefois, cet espace public débouchait au-delà des remparts, au sud, sur la route de Paris (actuelle avenue Wilson), et à l’est, sur les quais du canal Saint-Denis. Cette belle continuité entre canal et ville nous invite à nous promener en direction du cœur du bourg monastique.
Parvis de la Basilique Saint-Denis
Parvis de la Basilique Saint-Denis © Martin Argyroglo
Les bornes qui jalonnent le parcours historique racontent l’évolution économique et politique, l’activité artisanale et artistique de la Ville de Saint-Denis au Moyen-Âge, insufflée par la construction de la basilique cathédrale Saint-Denis. Située au cœur de la ville, cette nécropole des reines et rois de France est considérée comme l'un des plus beaux chefs-d'œuvre de l'art gothique.
Abbaye de Saint-Denis au début du XIXe siècle, avant l'incendie de la flèche. Abbaye de Saint-Denis, état actuel. Carte postale noir et blanc. Lévy et fils, éditeur. - [1900-1940] © Archives municipales de Saint-Denis
Construite sur la tombe de Saint-Denis, évêque missionnaire mort vers 250, l’abbatiale carolingienne est agrandie par l’abbé Suger, au XIIe siècle, en y ajoutant une façade dotée pour la première fois d'une rose et de trois portails de grandes dimensions, et des chapelles rayonnantes dans le chœur, en appliquant la technique de la croisée d’ogive et en inaugurant ce qu'on appela plus tard l'art gothique. Ce chevet, véritable hymne à la lumière sera complété, au siècle de Saint-Louis, d’un transept d’une ampleur exceptionnelle. Le chantier de ce nouvel édifice attire une foule d’artisans et engendre une dynamique commerciale favorable au développement du bourg monastique.
Abbaye de Saint-Denis au début du XIXe siècle, avant l'incendie de la flèche. Abbaye de Saint-Denis, état actuel. Carte postale noir et blanc. Lévy et fils, éditeur. - [1900-1940] © Archives municipales de Saint-Denis
Notre-Dame de Paris n’est pas la seule à avoir tragiquement perdu sa flèche. Sa grande sœur et nécropole des rois de France, la basilique Saint-Denis a vu la sienne être démontée en 1845 après avoir été fragilisée par une violente tornade. Mais après de longues discussions, un chantier inédit va lui permettre de retrouver son allure d’antan. Le chantier de sa reconstruction a démarré et les travaux sont prévus pour durer 11 ans.
Ici, se termine notre voyage et en guise de conclusion, voici une vue inédite du parvis depuis… le chantier de la nouvelle flèche à 25m au-dessus du sol.
Mars 2025 © CAUE 93
Accéder au parcours
Métro
Mairie d’Aubervilliers (Ligne 12)
Vélib'
Station 33017 Anatole France - Président Roosevelt
Bus
Mairie d’Aubervilliers (Lignes 150 - 170 - 173)


