Patrimoine montmorencéen (re)vu par les collégiens
En mai et juin 2026, les 30 élèves de la classe de 3ème2 du Collège Charles Le Brun ont créé ce parcours « Mon patrimoine, Mon Montmorency ».
De la première visite-promenade à la réalisation de cartes postales audiovisuelles, les élèves ont exploré leur ville et les différentes façons dont elle est vécue au quotidien. Si plusieurs parcours permettent déjà de découvrir l’histoire de Montmorency, ils ont choisi de s’intéresser au patrimoine immatériel : les usages, les habitudes, les pratiques et les souvenirs qui se construisent dans les rues, les places et les espaces publics. À travers les 10 étapes de ce circuit, ils racontent à la fois l’histoire des lieux et la manière dont les habitants se les approprient aujourd’hui.
À chaque étape, découvrez les cartes postales réalisées par les élèves. Elles mettent en regard les usages passés et actuels des lieux, parfois avec une touche d’humour. Saurez-vous repérer les anachronismes ? Certains photomontages vous invitent également à imaginer les usages de demain.
Ouvrez grand les yeux, tendez l’oreille et laissez-vous guider à travers le patrimoine montmorencéen. Bonne promenade !
Remerciements
Ce parcours a été imaginé par le CAUE 95, le projet est porté par le Département du Val d'Oise.
Aperçu du parcours
Charles Le Brun : du collège au château
Entrée et façade principale du Collège Charles Le Brun à Montmorency
- Le nom de notre collège, une histoire de patrimoine
Bien que sa demeure ait aujourd'hui disparu, le nom de Charles Le Brun résonne dans Montmorency ! Son souvenir perdure dans les noms que nous donnons aux lieux. La toponymie nous rappelle que le patrimoine se transmet aussi par les mots. En baptisant notre collège « Charles Le Brun », la commune a choisi de faire entrer l'histoire de cet artiste dans notre quotidien.
- Charles le Brun : Un artiste dans la mémoire de la ville
Charles Le Brun est un peintre et décorateur français, connu pour être le premier peintre du roi Louis XIV en 1664. Directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de la Manufacture royale des Gobelins, il a participé à la décoration du château de Versailles et de la galerie des Glaces.
Cet artiste tout-puissant a connu une ascension sociale spectaculaire. Simple peintre à ses débuts, il est anobli par le Roi-Soleil en 1662 et accumule un patrimoine immense dont le Château Le brun, devenu Château de Crozat au fil des années.
Les archives révèlent un homme aux goûts aussi raffinés qu'audacieux. Charles Le Brun avait lui-même dessiné sa maison de campagne en s'inspirant des villas italiennes et aménagé un parc ponctué de cascades, de grottes et de jeux d'eau destinés à émerveiller ses illustres invités. Grand homme de réseaux, il recevait ici artistes, courtisans et personnalités influentes. Montmorency était pour lui une « solitude charmante » : un refuge inspirant où, même loin de la cour, il continuait à imaginer ses plus grands projets.
En partant d'ici, nous marchons dans les pas de son histoire, guidés par le nom même du collège. À la fin du parcours, vous découvrirez un autre vestige de sa présence dans la ville.
Une étape étudiée et imaginée par Ioana-Maria B. et Romy R.
Contenus additionnels

Charles Le Brun : du collège au château
Entrée et façade principale du Collège Charles Le Brun à Montmorency
- Le nom de notre collège, une histoire de patrimoine
Bien que sa demeure ait aujourd'hui disparu, le nom de Charles Le Brun résonne dans Montmorency ! Son souvenir perdure dans les noms que nous donnons aux lieux. La toponymie nous rappelle que le patrimoine se transmet aussi par les mots. En baptisant notre collège « Charles Le Brun », la commune a choisi de faire entrer l'histoire de cet artiste dans notre quotidien.
- Charles le Brun : Un artiste dans la mémoire de la ville
Charles Le Brun est un peintre et décorateur français, connu pour être le premier peintre du roi Louis XIV en 1664. Directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture et de la Manufacture royale des Gobelins, il a participé à la décoration du château de Versailles et de la galerie des Glaces.
Cet artiste tout-puissant a connu une ascension sociale spectaculaire. Simple peintre à ses débuts, il est anobli par le Roi-Soleil en 1662 et accumule un patrimoine immense dont le Château Le brun, devenu Château de Crozat au fil des années.
Les archives révèlent un homme aux goûts aussi raffinés qu'audacieux. Charles Le Brun avait lui-même dessiné sa maison de campagne en s'inspirant des villas italiennes et aménagé un parc ponctué de cascades, de grottes et de jeux d'eau destinés à émerveiller ses illustres invités. Grand homme de réseaux, il recevait ici artistes, courtisans et personnalités influentes. Montmorency était pour lui une « solitude charmante » : un refuge inspirant où, même loin de la cour, il continuait à imaginer ses plus grands projets.
En partant d'ici, nous marchons dans les pas de son histoire, guidés par le nom même du collège. À la fin du parcours, vous découvrirez un autre vestige de sa présence dans la ville.
Une étape étudiée et imaginée par Ioana-Maria B. et Romy R.
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Parc de l'Hôtel de Ville : l’histoire d’un lieu devenu public
Cour d'honneur de l'ancien hôtel particulier, aujourd'hui Hotel de Ville de la ville de Montmorency
- D’un hôtel privé et son parc de 13 hectares ...
En rentrant dans le parc, par la rue Théophile Vacher, on peut remarquer sur la grille d'entrée les initiales "RF". On pourrait penser directement à "République Française" parce qu'on entre dans le parc de la mairie. En fait, il s'agit des initiales d'Emilien Rey de Foresta, le dernier propriétaire privé du bâtiment. Ces deux lettres nous rappellent qu'avant d'être un espace public, ce parc était une propriété privée.
Au XVIIIème siècle, Nicolas-Louis Goix, commis de la Marine royale, construit son hôtel particulier, dans un parc de 13 hectares. A l’image des grandes demeures de l’époque, cette imposante et luxueuse maison de ville était conçue pour son propriétaire, sa famille et le personnel à son service. Dissimulé derrière un grand portail et une cour d'honneur destinée à accueillir les calèches, l'hôtel particulier dévoilait à l'arrière un vaste jardin.
Ancre marine disposé dans le jardin par l'ancien propriétaire du domaine Nicolas-Louis Goix, commis de la Marine royale
Une ancre marine est encore visible, du côté de la Rue Théophile Vacher. L'avez-vous remarquée ?
- ... à un hôtel de ville, son jardin public et de nouveaux quartiers de logement
En 1859, Emilien Rey de Foresta achète le domaine et le divise, créant de nouveaux quartiers tout en conservant le bâtiment et une partie du parc pour son usage privé. Devenu maire de Montmorency en 1865, la ville acquiert la propriété en 1906.
Le bâtiment devient l’hôtel de ville et le parc, un jardin public : un espace autrefois privé s’ouvre désormais à toutes et tous.
Et demain ? Et si le parc avait un usage sportif, à quoi il ressemblerait ? Quels seraient les nouveaux aménagements ?

Une étape étudiée et imaginée par Camille J, Clara M et Noé L.
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Place des Cerisiers : une porte d'entrée dans la ville
Place des cerisiers en 2026
Une porte de ville n’est pas seulement une limite fortifiée : c’est avant tout un lieu de passage entre la cité et l’extérieur. Espace d’accueil et de circulation, elle marque une frontière ouverte par laquelle la ville s’ouvre aux visiteurs, aux échanges et aux grands chemins du territoire.
- Les pèlerinages à l’origine des premiers axes
La Porte Bague, aussi appelée Porte Saint-Jacques, marquait autrefois la limite nord de l'enceinte de la ville. Si vous observez le bâtiment à l'angle de la place et de la Rue Saint-Jacques, la forme arrondie du mur pignon rappelle une ancienne chapelle du même nom. Cet édifice religieux accueillait les pèlerins de passage. La place portait le nom de “ Place des pèlerins”.
Observez maintenant la forme de la place. Même si on peut s’y installer à l’ombre des arbres, n’avez-vous pas l'impression que l’on y traverse plus qu’on ne s’y arrête ? Comme si on se trouvait au croisement de plusieurs chemins ?
- Un tramway à Montmorency !
Entre 1910 et 1935, la place a accueilli le terminus du tramway qui reliait le centre de Montmorency à la gare d'Enghien-les-Bains. Cette ligne s'arrêtait au bas de la rue de Clairvaux et desservait plusieurs quartiers de Montmorency.
Réalisation d’un photomontage représentant le passage du tramway et des piétons sur la place du Cerisiers
- La cerise, un patrimoine culinaire et végétal ?
Aujourd'hui, la place doit son nom aux nombreux cerisiers plantés au XIXème siècle. En particulier, la griotte de Montmorency est la variété célèbre de la commune. Cette cerise acide, de petite taille et de couleur rouge vif, est devenue célèbre dès le XVIIème siècle comme le symbole contemporain du tourisme culinaire. Encore une manière d’évoquer les divers publics qui venaient visiter et ouvrir les portes de Montmorency.
" Et demain ? Et si la place des cerisiers devenait un réel lieu de production de cerises ? "


Une étape étudiée et imaginée par Ambre M, Emma R, et Ivana R.
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Place Roger Levanneur : quels usages aujourd'hui ?
La Place Roger Levanneur dans les années 1960 - 1970
- Une place de marché emblématique
Depuis le XIIIᵉ siècle, cette place accueille un marché. Les moines de Saint-Denis prenaient un bateau depuis Gennevilliers chaque semaine pour y faire leurs courses.
En 1789, la place du Marché devient la place de la Loi. Une halle en bois y est alors construite, avant d’être remplacée en 1834 par un édifice en maçonnerie. Ce type de bâtiment public, souvent ouvert ou largement vitré, se caractérise par une vaste toiture soutenue par des piliers, permettant aux commerçants de s’y installer librement.
- Au XIX siècle, un point de départ et d’intérêt touristique
Cette place était autrefois surnommée le « Porche aux ânes », car elle servait d'abri pour ces animaux. Au XIX° siècle, Montmorency devient une destination prisée des Parisiens en villégiature. En effet, avec l'arrivée des premiers trains, ils viennent se mettre au vert dans les communes environnantes, laissant derrière eux un riche patrimoine de villas et de parcs arborés. Lorsque les visiteurs venaient flâner en forêt ou bien cueillir des cerises à Montmorency, ils louaient un âne sur la place !
Réalisation d’un photomontage représentant le porche aux ânes
Au XIXème siècle, l'Auberge du Cheval blanc, située aux abords de la place, accueille des artistes et intellectuels. Une copie de son enseigne, peinte par Isabey et Gérard, est aujourd'hui conservée au musée Jean-Jacques Rousseau.
- Au XX siècle, de nouveaux aménagements et de nouveaux usages
La place est ensuite rebaptisée en hommage à Roger Levanneur, un jeune résistant montmorencéen torturé et tué par les nazis en août 1944. Dans les années 1970, la place change une nouvelle fois de visage avec la construction d'immeubles résidentiels à ses abords et l’aménagement d’un parking.
" Et demain ? Et si on ne se déplaçait plus en voitures et le Refoulons existait à nouveau, comment serait aménagée la place ?"

Une étape étudiée et imaginée par Baptiste M, Bintou-Leeya B et Marcus GB.
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Place du Château Gaillard - Espace Lucie Aubrac : faire revivre l'âme des lieux
Entrée de l'office du tourisme et de l'ancienne conciergerie du château Gaillard
- Rénover pour accueillir de nouveaux publics
La place du Chateau Gaillard porte le nom d'une forteresse médiévale construite au XIIème siècle par Mathieu de Montmorency. En franchissant les grilles, vous accédez au jardin Lucie Aubrac où l’on découvre l 'imposant corps de logis de style Renaissance. C’est l'Office du Tourisme qui est implanté dans la conciergerie de l'ancienne propriété Dézobry. Autrefois, la conciergerie servait à accueillir, orienter les visiteurs et contrôler l’accès au domaine.
Aujourd’hui, l’office du tourisme réveille ses fonctions passées, en devenant un lieu où les visiteurs obtiennent des informations sur une ville et ses environs (activités, hôtels, restaurants, monuments, expositions, produits locaux, etc..). C’est l’endroit idéal où l’on rend le patrimoine vivant, où l’on partage et où l’on raconte l’histoire de la ville.
-
Rénover pour raconter une nouvelle histoire
Réalisation d'un photomontage représentant l'espace multiculturel Lucie Aubrac
L'espace multiculturel Lucie Aubrac, a été aménagé dans un ancien garage automobile. Ce dernier a été utilisé comme décor pour le film Gas-oil, de Gilles Grangier, sorti en 1955, avec comme acteurs principaux Jean Gabin et Jeanne Moreau. C’est un bel exemple de réhabilitation qui mêle histoire des lieux et usages : une incarnation même de la culture. En architecture et en urbanisme, la culture est le fondement même d’un projet : on construit de nouveaux espaces, de nouveaux usages, tout en intégrant et en respectant ceux du passé.
Réalisation d’un photomontage représentant un tournage de film


Une étape étudiée et imaginée par Alexandra - Georgiana C.P , Kella C et Lola C.
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Musée Jean-Jacques Rousseau : d'un lieu intime à un espace d'exposition
Le musée Jean-Jacques Rousseau à Montmorrency
- Le séjour montmorencéen de Jean-Jacques Rousseau, d’une maison d’artiste à un musée
La rue de Bague que vous avez traversé, en partie, fait référence à l'une des anciennes portes de l'enceinte du XVème siècle, de la porte éponyme, la Porte Bague.
En 1757, Jean-Jacques Rousseau s'installe au Petit Mont-Louis, situé à l'angle des rues du Mont-Louis et Jean-Jacques Rousseau. Cet écrivain, philosophe et musicien né à Genève (1712-1778) est une figure majeure du mouvement des Lumières. Ce courant de pensée luttait contre l'obscurantisme et se fondait sur la confiance dans la raison, l'esprit critique et le savoir. J-J. Rousseau était reconnu pour critiquer les défauts de la société urbaine et défendait un retour à la simplicité, à la liberté et à la marche en pleine nature. Il différenciait notamment ce qui nous appartenait, la propriété privé, et ce qui nous liait les uns aux autres.
Cette maison d'artiste, lieu alors intime et presque secret, est aujourd'hui un musée : ce qui était un espace des plus privés devient un lieu d'exposition. Les ateliers, ou lieux de vie d’artistes, sont souvent protégés afin de préserver l’empreinte matérielle et symbolique de l’artiste en question. La muséification permet ici d’offrir aux visiteurs une plongée immersive dans l’histoire de cette figure illustre et de son époque.
Réalisation d'un photmontage illustrant J-J Rousseau lisant devant sa maison
- Un équipement culturel bien intégré dans son quartier
À l’inverse d’une pure muséification qui risquerait de figer le quartier et de bloquer l’évolution de la vie locale, les alentours du musée ont muté. Juste en face, le groupe scolaire Louis Pasteur a vu le jour à la toute fin du XIXème siècle. Suivant les principes de l'école républicaine, un bâtiment massif est construit ; à l'époque, celui-ci était rigoureusement cloisonné avec une entrée pour les filles et une autre pour les garçons.
En 2012, le groupe scolaire a été entièrement restructuré pour s'adapter à notre époque : un vrai symbole de transmission, d’héritage culturel et pédagogique au cœur de la ville.
Réalisation d'un photmontage illustrant le groupe scolaire Louis Pasteur

Une étape étudiée et imaginée par Camila C, Neyla K, et Sabrina A.
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Jardins de l'Observance : points de vue sur la Défense
Photo du belvédère des jardins de l'Observance, donnant vue sur la Défense à Paris.
- Prendre de la hauteur pour se protéger
C'est l'une des étapes grâce à laquelle on imagine le mieux la construction des murailles de la ville, ordonnée par Jacques II de Montmorency en 1411.
Ces remparts avaient ainsi pour fonction de mettre à l'abri la population des bandes armées qui circulaient dans la région. Dans la partie supérieure de ces jardins, vous pouvez voir un vestige de cette fortification.
Le nom de ce site fait référence à l’observance, qui désigne l'action d'obéir à une habitude, de se conformer à un modèle ou à une coutume, comme dans la pratique religieuse. En effet, ces lieux abritaient autrefois un couvent de frères cordeliers qui y cultivaient sans doute un potager.
Réalisation d'un photomontage illustrant des promeneurs dans le jardins.
- Prendre de la hauteur pour se (re)poser
Aujourd'hui, cet espace surélevé offre une respiration unique dans la commune. En grimpant, on accède à un véritable belvédère. Emprunté à l'italien belvedere qui signifie « belle vue », ce terme qualifie une construction ou une terrasse établie en un lieu élevé pour profiter d'un panorama grandiose et dégagé sur le paysage environnant. Au-delà du simple plaisir des yeux, ce lieu de hauteur, détaché du bruit de la ville, s'imposait autrefois comme un espace privilégié de contemplation, de méditation et de prière, où la beauté du paysage invitait à l'élévation spirituelle.
Réalisation d'un photomontage illustrant un artiste dans les jardins de l'Observance.
Au pied des remparts se trouvait également la Porte de la Geôle. Vous comprendrez toute et tous la portée du nom de cette porte à la prochaine étape...

Une étape étudiée et imaginée par Christopher S, Gabriel P, et Said N.
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Place de l'Auditoire : un lieu institutionnel riche de ses fonctions passées
La place de l'Auditoire en 2026
- La démonstration de la justice à l'origine de la construction de la place
Au début du XIVème siècle, la justice était rendue dans l'auditoire de justice. À l'époque du Moyen Âge et de l'Ancien Régime, l'auditoire était le bâtiment officiel ou la grande salle où le seigneur, son bailli (son représentant) ou ses juges se rassemblaient pour écouter les plaintes des habitants, rendre la justice et régler les conflits. Le mot vient du latin audire, qui signifie « écouter ».
À quelques mètres de là, dans la rue du Cadran, se tenaient le gibet et le carcan. Le gibet, est une structure utilisée pour exécuter les condamnés par pendaison. Bien qu'ils aient été détruits à la Révolution française, ces éléments ont laissé des empreintes invisibles mais durables dans la géographie de nos communes, notamment à travers la toponymie des rues et des lieux.
À la fin du XVIIIème siècle, à l'initiative du prince de Condé, le bâtiment a été reconstruit dans un style néoclassique. Au sous-sol, les geôles, c'est-à-dire les cellules de prison, existent toujours.
- Une place qui change de noms comme de fonctions
Racheté en 1809 par la municipalité, le bâtiment a abrité l'Hôtel de Ville jusqu'en 1906. Souvenez-vous où s'est installé l'Hôtel de Ville ensuite ?
Réalisation d'un photomontage lorsque l'Auditoire était la mairie de Montmorency.
Au fil du temps, le bâtiment a multiplié les fonctions : tribunal, mairie, puis bibliothèque et Conseil des prud'hommes. Au XIXème siècle, ce quartier se caractérisait par une forte concentration de petites maisons collées les unes aux autres. Pour que les voitures et les gens circulent mieux, il a fallu « faire de la place » : les maisons qui entouraient l'auditoire ont été démolies. La place a ainsi été créée pour mettre en valeur le monument, transformant son ancien nom de Place de la Mairie en son appellation actuelle : la Place de l'Auditoire.
"Et demain? Et si la place devenait un lieu de fête?"

Une étape étudiée et imaginée par Alyssia C, Myriam M, et Zoé L.G.
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Collégiale Saint-Martin : place au(x) religieux dans la ville
La collégiale Saint-Martin à Montmorency en 2026
- De la construction d’une grande église...
Vers 1130, Mathieu Ier de Montmorency ordonne la construction d'une première église paroissiale sous le patronage de Saint-Martin, le saint patron des pauvres. Il y attache un collège de 9 chanoines, ce qui transforme l'église en une collégiale. Les chanoines sont des prêtres chargés de chanter les offices et de gérer les biens de l'église. Visuellement, une collégiale ressemble souvent à une cathédrale par sa taille et sa beauté, mais, contrairement à cette dernière, elle n'est pas le siège de l'évêque.
Les chanoines se distinguent des autres figures religieuses : ce sont des prêtres qui vivent en communauté, rattachés à une cathédrale ou une collégiale. Contrairement aux moines qui vivent isolés du monde dans un monastère, les chanoines vivent en ville, au contact des habitants.
Aux XIVème et XVème siècles, s'ouvre une période de troubles avec la guerre de Cent Ans qui font subir à la collégiale d'importants dégâts. Vers 1515, la reconstruction menée par Guillaume II de Montmorency transforme la collégiale en nécropole familiale. Le tombeau est l'un des plus anciens de seigneur laïc en Île-de-France.
Les vitraux racontent des histoires différentes : les scènes de la Bible d'un côté et les exploits de la famille Montmorency de l'autre.
En 1843, la collégiale est classée monument historique par Prosper Mérimée , l'un des précurseurs au sujet de la sauvegarde du patrimoine français.
Représentation d'un photomontage des chanoines allant à la Collégiale
- ...à la contemplation du grand paysage !
Tout comme aux jardins de l’Observance, le belvédère invite ici à une forme d'élévation spirituelle. Cette position en hauteur dans la commune offre également à la collégiale une silhouette majestueuse, s'imposant comme un repère visuel dans le paysage val-d’oisien.
Représentation d'un photomontage des vitraux reflétant le paysage

Une étape étudiée et imaginée par Alix F, Emmy O et Louisa C.J.
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Orangerie : le bâti agricole comme rempart ?
L'Orangerie à Montmorency en 2026
- De l'abri agricole...
L'Orangerie fait partie de l'ancien domaine du Château de Charles Le Brun construit à la fin du XVIIème et racheté par Pierre Crozat le siècle suivant.
En 1719, l'édifice est construit pour répondre aux besoins horticoles de l'époque. Une orangerie désigne un grand bâtiment fermé, largement vitré et exposé plein sud, conçu à l'origine pour abriter et protéger du gel, pendant l'hiver, les agrumes (orangers, citronniers) et autres plantes exotiques cultivés dans de grands bacs. L'été venu, ces arbres étaient sortis pour décorer les allées du parc.
- ... à une barrière architecturale !
L'architecte Gilles-Marie Oppenordt a tracé les plans de l'édifice de manière à ce que sa forme curviligne s'adapte à la topographie du domaine. D'une part, le bâtiment sépare le jardin de la voie publique et remplit, d'autre part, la fonction de mur de soutènement du parc. Le bâtiment en demi-cercle servait à cacher le village, les maisons du peuple étaient ainsi masquées par cette barrière visuelle.
C’était un outil architectural idéal pour créer un véritable isolement. L'orangerie, par exemple, isolait ici le château de la vie de la cité et du regard des villageois.
Rachetée en 1984 par la municipalité, l'Orangerie a été restaurée et abrite aujourd'hui le conservatoire de musique et de danse de la ville. De nombreuses communes choisissent d'installer leur conservatoire dans des bâtiments anciens restaurés : c'est une excellente façon de redonner vie à des monuments historiques.
Une fois encore nous marchons dans les pas de Charles Brun, dont l'Orangerie faisait partie de son domaine !
"Et demain ? Et si l’orangerie redevenait un lieu de production et de vente des agrumes ?"

Une étape étudiée et imaginée par Maxime C, Orso L, et Ryad M.
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